Nuit de l’Unité et de la Paix : tribune de brassage interreligieux

Le 28 avril dernier, la chorale Saint Dominique Savio de Bourkina à Koudougou a organisé la 4ème édition de la nuit de l’unité et de la paix. Ce grand rendez-vous interreligieux dont l’objectif est de célébrer la diversité confessionnelle a connu la participation des chorales chrétiennes, musulmanes et traditionnelles. Patronnée par Mgr Joachim OUEDRAOGO, Evêque du diocèse de Koudougou et parrainée par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, représentée par ses deux conseillers moraux, l’Evêque de Dori et le Grand Imam de Dori. Cette édition a été placée sous le thème « L’unité dans la diversité religieuse ».

A travers chants et danses, les mélomanes de Koudougou, unis au Théâtre Populaire de Koudougou, ont célébré la diversité religieuse. Convaincu que l’unité dans la diversité est possible, Mgr Joachim OUEDRAOGO a rappelé le croyant doit faire du dialogue interreligieux son sacerdoce.

En prélude à cette soirée, une conférence publique sur le thème : « Unité dans la diversité religieuse au Burkina » a été animée au cours de la journée par l’Abbé Arcadius SAWADOGO, Vicaire Général du diocèse de Dori. Dans son exposé, il a rappelé que le Burkina Faso dispose de facteurs favorables à l’unité parmi lesquels la participation aux cultes des autres, la fraternité, l’exemple de l’Union Fraternelle des Croyants. A côté de ces exemples d’unité existent cependant des facteurs de menace qu’il convient de travailler à minimiser. Ainsi pour édifier l’unité dans la diversité, le conférencier propose une bonne compréhension de la « communauté » par tous comme conscience de partage d’intérêts communs avec les autres, la culture de l’interdépendance dans la pluralité des identités, le respect de la différence.

Cette pluralité et cette diversité ont en effet été célébrées et magnifiées au cours de la Nuit de l’Unité et de la Paix à travers chants et danses. Et pour les parrains, Mgr Laurent DABIRE et le Grand Imam de Dori, chacun doit être un messager de l’Unité et de la paix dans son milieu de vie.

 

MESSAGE DE MONSEIGNEUR LAURENT BIRFUORE DABIRE AUX MUSULMANS POUR LE MOIS DE RAMADAN ET L’AÏD AL-FITR

Chers frères et sœurs musulmans,
Le début du mois du ramadan, fait revenir à la mémoire des fidèles catholiques, l’appel qu’ils ont entendu en mi-février lorsqu’ils commençaient le cheminement du carême pour se préparer à célébrer dignement la sainte fête de Pâques : « Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut » (2 Co 6, 2).

Pendant ce mois, en effet, vous observerez de nombreuses pratiques religieuses et sociales, comme le jeûne, la prière, l’aumône, l’assistance aux pauvres et la visite aux membres de la famille et aux amis. Pour les trois religions monothéistes, ces pratiques aident à grandir dans l’amitié de Dieu et à devenir des acteurs de sa bienveillance à l’egard des plus vulnérables et des autres (Mt 6, 1-18)

L’Eglise catholique considère ainsi avec respect votre spiritualité du mois du ramadan et espère que les différents rites et gestes que vous accomplirez, manifesteront la miséricorde et la bonté de Dieu lui-même. Car seule cette bonté miséricordieuse de Dieu peut sauver l’homme et éloigner de son cœur et de sa communauté, la division, la violence et l’intolérance.

En ces longs mois où la situation sécuritaire est précaire dans notre région, elle espère en particulier que vos efforts contribueront à une plus grande paix dans le Sahel, au Burkina Faso et dans le monde entier.

La communauté catholique dans le diocèse de Dori s’unit à moi pour vous présenter ses souhaits d’un mois de ramadan très fructueux et d’une joyeuse fête de Aïd Al-Fitr. Je vous assure de notre communion profonde à chaque instant de votre élan de foi tout au long de ce mois.

Que Dieu, le Clément et le Miséricordieux, bénisse chaque musulman de notre région et de notre pays, et nous guide tous sur le chemin qui mène à lui.
Dori, le 15 mai 2018

 Télécharger le message au format PDF

 

+ BIRFUORE DABIRE Laurent
Evêque de Dori

Noel à Dori, les musulmans à l’église

Les catholiques de Dori, à l’instar des autres du monde ont célébré la naissance du Christ Sauveur le 25 décembre dernier. A cette occasion, les fidèles catholiques de l’église cathédrale Sainte Anne de Dori ont vécu la présence à leur côté d’une délégation de la communauté musulmane de Dori. L’objet de cette présence du Grand Imam, Mamoudou CISSE et des membres de sa communauté est de témoigner leur proximité et leur fraternité avec la communauté chrétienne en fête.

Ainsi, au cours de la messe, le Grand Imam a été invité à livrer son message à l’assemblée en prière. Dans son message, Mamoudou CISSE a rappelé que la diversité de religions est une richesse voulue par Dieu le créateur et qui doit être manifestée à travers les rencontres et le dialogue entre les hommes de ces religions. Enfin, il a invité tous les croyants de continuer à prier pour que règne la paix dans les cœurs, au Burkina et dans le monde. « Nous continuerons de prier pour que a paix règne dans les cœurs, dans les familles, dans les communautés, sur notre terre pour que chacun puisse regarder l’autre comme un frère, une sœur » a ajouté Mgr Laurent DABIRE, Evêque de Dori.

La présence d’une délégation musulmane à l’église est devenue une tradition à Dori. En effet, à l’occasion des différentes fêtes, chrétiennes ou musulmanes, les deux communautés se rendent mutuellement visite pour se témoigner amitié et fraternité. Cette pratique constitue, dans un monde marqué à certains de ses endroits par des tensions inter ou intra religieuses, pour le Burkina une richesse qu’il y a lieu de travailler à renforcer afin de garantir à tous les Burkinabè une paix et un développement durables.

Babou BAYALA

Chargé de communication

Stage régional « Dudal Jam » : Des jeunes chrétiens et musulmans à l’école de la culture de la paix

« Rôle et place de la jeunesse des communautés religieuses dans la promotion de la paix sociale. » C’est autour de ce thème que s’est tenu le 12 mai dernier à Fada N’Gourma le stage régional « Dudal Jam ». Il a réuni une soixantaine de jeunes chrétiens et musulmans de Tenkodogo, Koupela et Fada N’Gourma, mais aussi des membres du bureau du Réseau National des Jeunes pour la Paix.

Dans l’optique d’engager les jeunes des communautés religieuses dans la recherche de la paix sociale, l’atelier de Fada a été marqué essentiellement par un panel sur le thème « Rôle et place de la jeunesse des communautés religieuses dans la promotion de la paix sociale » a été animé par l’Abbé Etienne TANDAMBA et El Hadj Omar GNANGA.

Dans son discours d’ouverture, la Secrétaire Générale de province, Représentant le Haut-Commissaire de la province du Gourma a invité les jeunes à prendre leur place et à jouer pleinement leur rôle dans la construction de la paix.

Les deux panélistes, se référant à leurs Livres Saints, la Bible et le Coran, ont dans leurs interventions fait ressortir les éléments qui soutiennent la nécessité pour le croyant d’allant à la rencontre des autres, de s’ouvrir au dialogue avec les autres qui professent une foi différente à la sienne. Ainsi, pour El Hadj GNANGA, le jeune musulman ayant certes une grande responsabilité a joué dans la culture de la paix, doit être accompagné par sa communauté. A ce titre, les responsables musulmans ont le devoir de réorganiser, de faire une réforme du discours car le silence devant certaines situations n’aide pas à une bonne compréhension de l’Islam. Et pour lui, le discours véhiculé doit guider le jeune vers l’intégration, la culture de la paix parce qu’il a plu à Allah de créer plusieurs communautés. Et à l’Abbé Etienne TANDAMBA d’ajouter que le jeune croyant doit chercher à bien comprendre sa religion et à aller à la découverte des autres religions afin d’éviter la stigmatisation, le rejet ou la manipulation.

A la fin de cet atelier de brassage interreligieux, les jeunes ont pris des jeunes dans le but de vivre et promouvoir dans leurs milieux de vie respectifs les valeurs du vivre ensemble.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de communication

Symposium sur la sécurité : renforcer la coopération civilo-militaire pour mieux faire aux défis sécuritaires

Le Burkina Faso traverse une période d’insécurité grandissante, surtout dans sa partie. Ainsi, pour rechercher des réponses adéquates afin d’aider à faire face au phénomène d’extrémisme violent, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, en collaboration avec l’ambassade des Etats-Unis ont organisé un symposium sur la sécurité du 4 au 6 décembre 2017 à Ouahigouya. L’objectif essentiel de cette rencontre ayant réuni une cinquantaine d’acteurs civils et des forces de défense et de sécurité (FDS) était de mobiliser les acteurs de la société civile de la zone du Sahel à participer activement à l’avènement d’une plus grande confiance entre les communautés locales et les FDS et aussi participer à la mobilisation de ces communautés locales à mieux participer pour une plus grande sécurité au Nord du pays.

Bien longtemps au Burkina, les relations entre FDS et populations civiles n’ont pas toujours été chaleureuses du fait de plusieurs facteurs. Cependant, au regard du nouveau contexte marqué par le terrorisme et de l’extrémisme violent, la coopération civilo-militaire s’avère impérieuse, a souligné l’une des communicatrices, l’Honorable Député Marie Laurence ILBOUDO/MARCHAL, membre de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale. Et au Colonel Gilles BATIONO, Commandant de la 1ère région militaire, d’ajouter que « la victoire contre toutes les formes de menaces à la sécurité, ne peut s’obtenir que par une approche intégrée impliquant tout un chacun car c’est au sein des populations que s’organisent les actes d’insécurité et elles ont vraisemblablement les moyens de les prévenir, de les détecter et de contribuer à leur réduction ».

Conscients de la nécessité de renforcer cette approche de coopération civilo-militaire et de la vulgariser, les participants au symposium de Ouahigouya ont formulé des propositions à cet effet. Entre autres propositions, l’amélioration de la gouvernance (raquette, corruption), l’amélioration de la réactivité (promptitude) des FDS dans ses interventions préventives ou offensives, la mise en place de cadres de concertation permanents entre FDS et populations civiles, le renforcement de la protection des témoins, l’organisation d’actions conjointes entre civils et FDS, etc. De même, des engagements individuels et collectifs ont été pris pour réduire le phénomène à travers la vulgarisation des numéros verts de sécurité et du système « See something, say something » (Voir quelque chose, dire quelque chose), créer un cadre dialogue entre parlementaires, FDS et OSC, le renforcement du dialogue inter et intra religieux, etc.

A la clôture de ces 72 heures de réflexion sur la sécurité, l’ambassadeur des Etats-Unis, SEM Andew YOUNG a félicité l’ensemble des participants pour les engagements pris pour vaincre les forces du mal qui sévissent dans la partie nord du pays. Dans la lutte contre cette guerre asymétrique, la solution militaire à elle seule s’avère inefficace d’où la nécessité de renforcer la résilience communautaire au phénomène à travers l’établissement d’un climat de confiance entre tous les acteurs, c’est-à-dire entre tous les Burkinabè car chaque citoyen, à quelque niveau qu’il soit peut et doit jouer son rôle dans l’amélioration d’une coexistence pacifique.

Article connexe à lire sur: http://lefaso.net/spip.php?article80906

 

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication / UFC-Dori

La Secrétaire d’Etat chargée des affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion visite le CARH de UFC-DORI

Le lundi 14 mai 2018 se tient à Dori le forum régional des personnes handicapées qui s’inscrit dans la préparation du forum national des personnes handicapées prévue à Ouagadougou en début juin 2018. Ce forum régional a été présidé par Madame la Secrétaire d’Etat en charge des affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion.
En marge à ce forum régional de Dori, Madame la Secrétaire d’Etat a choisi de visiter le centre de prise en charge des personnes handicapées de l’Union.

Ce centre promu par l’Union Fraternelle des Croyants a été créé dans les années 90 et offre des services en kinésithérapie et orthopédie. C’est l’unique de ce type dans toute la région du Sahel. Il reçoit directement des malades, mais aussi des malades référés par les structures sanitaires publiques et privées de la zone ou d’ailleurs.

En marge de cette vite, Madame la Secrétaire d’Etat a aussi visité le Centre social de l’UFC-Dori, situé dans la même enceinte, afin d’encourager les enfants du projet « réinsertion des enfants en situation de rue dans la commune de Dori », lequel est promu avec l’appui du partenaire Conférence Episcopale Italienne.

L’UFC-Dori a remercié grandement Madame la Secrétaire d’Etat pour le choix porté sur sa structure et aussi pour la bonne collaboration qui existe entre son ministère dans son ensemble et l’UFC-Dori

 

François Paul RAMDE

Coordonnateur de l’UFC-Dori

Le Commandant de la première région militaire, rend une visite de courtoisie à l’UFC-DORI et leaders religieux engagés dans la promotion de la tolérance et paix.

Le mardi 12 septembre 2017 a été une date particulière pour UFC-DORI et les acteurs engagés pour la paix au Sahel. En effet, le Colonel Gilles BATIONO, nouvellement nommé à la tête de la première région militaire de Kaya, dans le cadre de sa prise de contact avec ses hommes a souhaité aussi échangé avec les leaders religieux et l’UFC-DORI qui est engagée dans le domaine de l’amélioration de la coopération civilo-militaire au Sahel.
Cette visite chargée de convivialité a connu la participation des responsables religieux des communautés catholique, protestante et musulmane de Dori.

Au cours de ces échanges, une brève présentation sur la thématique « paix et sécurité » a été faite sur le travail de l’UFC-DORI.
Le Colonel Gilles BATIONO a remercié l’UFC-Dori pour ses efforts de construction de la paix et aussi pour ses actions spécifiques en matière d’amélioration de la coopération civilo-militaire.

Monseigneur Laurent DABIRE, ainsi que le grand Imam Mahmoud CISSE et le pasteur Mahamadi OUERDRAOGO ont tour à tour remercié le commandant de la première région pour cette marque d’attention faite à l’endroit de l’UFC-DORI et surtout ont prié le Tout Puissant afin qu’Il fructifie les différents efforts menés par les forces de défense et de sécurité dans le cadre de la protection des populations.

FP RAMDE
Coordonnateur de l’UFC-DORI

Mgr Pier Giorgio Debernardi reçu par le Grand Imam de Dori

L’ancien Evêque du diocèse de Pineloro en Italie, Mgr Pier Giorgio Debernardi a séjourné à Dori durant quelques mois en début d’année 2018. Au cours de son séjour, il a rendu une visite d’amitié au Grand Imam de Dori le 07 février 2018.

N’étant pas à son premier séjour à Dori, Mgr Giorgio a bien voulu par cette visite manifester son amitié au Grand Imam et sa collaboration avec les musulmans de Dori. Ainsi pour lui, en tant que responsables religieux, ils doivent parler la même langue : la langue de la paix. Cette paix qui doit être continument rechercher à travers de petits gestes. Cette visite d’amitié a été salué à sa juste valeur par le Grand Imam qui n’a pas caché sa joie de revoir son frère dans la foi. Et pour son hôte, « Dans un monde divisé, nous Hommes de religions nous devons rechercher l’unité et la réconciliation ». Ayant ensemble priez pour la paix dans le monde, Mgr Giorgio a souhaité que « nos religions soient toujours éducatrices pour un monde nouveau, un monde très uni pour porter la paix que tout le monde désire à travers l’éducation des cœurs, des relations fondées sur la justice. »

Quantin BAYALA
Chargé de communication