Cérémonie officielle d’ouverture de la formation en mécanique auto, couture et de l’école franco Arabe

C’est parti pour la formation des jeunes dans les filières mécanique auto, couture et de l’école franco arabe. Ces formations s’inscrivent dans le cadre du projet de réinsertion sociale des enfants en situation de rue dans la commune de Dori. La cérémonie de lancement est intervenue le 11 juillet 2016 dernier dans la salle polyvalente de Dudal Jam. Cette ouverture a connu la participation du grand Imam de Dori, du curé de la paroisse de Dori et des bénéficiaires de ces formations. Au nombre de cent, les bénéficiaires sont repartis dans les filières comme il suit:
-    39 pour la formation en mécanique auto ;
-    31 pour la formation en couture
-    30 pour l’école franco arabe
L’ouverture officielle a été faite par François Paul RAMDE, coordonnateur de l’UFC-Dori. Rendu possible grâce à l’appui financier de la conférence épiscopale Italienne et du diocèse de Pinerelo en Italie, le projet couvre les domaines de formation en mécanique auto, en couture, l’école franco arabe et l’appui à la prise en charge sanitaire et alimentaire des enfants en difficulté dans la commune de Dori. En somme, ce projet vise à promouvoir la réinsertion socioprofessionnelle des enfants en situation de rue dans la commune de Dori.

BICABA Estelle Désirée
Responsable du Département du Développement de la Promotion Humaine/ UFC-Dori

Séjour du responsable chargé du monde rural de MISEREOR à Dori


Du 19 au 21 mai dernier, l’UFC-Dori a reçu en visite à Dori Wilhelm THEES. Cette visite du responsable en charge du développement rural de Misereor a eu pour objectif d’échanger avec mes membres de l’UFC autour des actions l’UFC au profit des communautés locales.

Ainsi, au cours de sa mission THEES a rendu une visite de courtoisie aux deux conseillers moraux de l’UFC, à savoir le Grand Imam et l’Evêque de Dori à qui il a présenté l’objet de sa mission à Dori. Il s’est également rendu à Loutougou, village situé à une cinquantaine de kilomètres de Dori, où il a visité la banque de céréale du Groupement « Jam Naati ». Cette banque céréalière a été construite en 2004 avec l’appui technique et financier de l’UFC. Les échanges avec les membres du groupement ont permis à THEES de connaitre les conditions de vie de ces populations. Et pour les membres de « Jam Naati », constitué d’hommes et de femmes, la banque de céréale est véritablement bénéfique pour leur village, inaccessible surtout en période hivernale.

En outre, Wilhelm  THEES s’est entretenu avec l’équipe technique de l’Union dirigée par François Paul RAMDE. Ces échanges ont essentiellement porté sur l’approche d’accompagnement de l’UFC et les effets des actions en faveur des populations locales.

Dori, la communauté musulmane célèbrent la fin du Ramadan

Le 6 juillet dernier, les musulmans de Dori ont célébré l’Aïd al-Fitr, fête consacrant la fin du mois de Ramadan. Au programme de cette journée, grande prière commune  et réjouissances familiales.  En effet, pour les musulmans l’Aïd al-Fitr est l’occasion de célébrer la fin du jeûne, mais également de remercier Allah pour l’aide et les bénédictions qu’il leur a données.

Comme il est de coutume à Dori, des autorités de la région, dont Mgr Laurent DADIRE et des membres de la communauté catholique, ont assisté les musulmans au cours de la prière. Ce fut un moment pour l’évêque de Dori de féliciter le Grand Imam et musulmans pour leurs efforts durant le mois de Ramadan et de leur adresser ses vœux de bonne fête. Aussi a-t-il réaffirmé sa solidarité à la communauté musulmane.

Des acteurs de développement du Burkina s’engagent avec MISEREOR pour jouer leur partition pour que la décentralisation soit une réussite.

Le 22 mai 2016, le Burkina Faso organise les premières consultations municipales post-transition.
Depuis la communalisation intégrale engagée avec les élections municipales du 23 avril 2006, un transfert des domaines de compétence devait correspondre au transfert des ressources aux collectivités territoriales, afin que celles-ci puissent convenablement remplir leur mission.
Force, cependant, est de constater que ce transfert de ressources n’a pas été une réalité à la hauteur des attentes exprimées pour réussir ce développement voulu à la base.
En tant qu’acteurs de développement local, nos associations et ONG de développement doivent être des acteurs privilégiés des différentes communes, en ce qu’elles ont pour objectifs d’accompagner les collectivités locales par leurs critiques constructives et la recherche de meilleures conditions de vie des populations.
Le samedi 30 avril 2016, l’UFC-Dori a organisé en collaboration avec MISEREOR son partenaire, une rencontre d’échange d’expériences sur le rôle et la place des acteurs de développement dans l’opérationnalisation de la décentralisation au Burkina Faso.
Cette rencontre a été très riche de par les bonnes pratiques partagées et les engagements pris par les acteurs de développement que nous sommes.

Ci-joint un reportage de la Radiotélévision du Burkina (RTB) sur ladite rencontre.

 

 

L'Evêque et le Grand imam distribuant le repas aux enfants

Partage de repas aux enfants en difficulté à Dori

Le dimanche dernier, l’Union Fraternelle des Croyants des de Dori a offert un repas de fraternité et de solidarité aux enfants en difficulté. Cette œuvre caritative a eu lieu à la grande mosquée de Dori au moment de la rupture du jeûne. Cela s’est passé en présence du Mgr Laurent DABIRE, évêque de Dori, et de M. Yaya CISSE, Grand Imam de Dori, tous deux conseillers moraux de l’Union, et de Benjamin SOW, Directeur régional des droits humains et de la promotion civique.

Cet acte de partage à l’endroit de personnes vulnérables s’inscrit dans le cadre du « Projet de réinsertion des enfants en situation de rue dans la commune de Dori au Sahel burkinabè » mis en œuvre par l’UFC avec le soutien financier de la conférence épiscopale italienne et du diocèse de Pinerolo en Italie. Cette œuvre, surtout en ce mois de Ramadan pour les musulmans, a été saluée à sa juste valeur par le Grand Imam.

Par la même occasion, Mgr Laurent DABIRE a livré son message de souhait de bonne fête de l’Aïd al-Fitr aux musulmans de Dori. Dans son message, Mgr Laurent DABIRE exprime sa solidarité et sa fraternité à la communauté musulmane à l’occasion de la fin du mois de Ramadan, mais aussi rappelle que « nous croyants devons toujours continuer sans relâche, à prier et à encourager nos enfants au respect des autres religions et de ceux qui les pratiquent. »

Ci-joint l’intégralité de ce message.

Visionnez l'élément réalisé par la RTB.

Visite du chargé de mission Afrique de l'Ouest francophone de Misereor à Dori

 

Les 26 et 27 avril dernier, Raoul BAGOPHA a séjourné dans la capitale de la région du Sahel. L’objectif de cette visite du chargé de mission Afrique de l'Ouest francophone de Misereor Allemagne, était de rencontrer son partenaire, en l’occurrence l’Union Fraternelle des Croyants de Dori. Au cours de son séjour, Raoul BAGOPHA s’est entretenu avec les différentes composantes de l’Union. Ainsi, il a effectué une visite de courtoisie chez les deux conseillers moraux de l’UFC, à savoir le Grand Imam et l’Evêque de Dori. « Je tiens à vous remercier  du travail que vous faites avec l’UFC-Dori en tant que autorité  morale (…). Nous espérons que le travail qui est fait est un travail qui permet aux êtres humains que nous sommes de rendre aussi service à Dieu chacun à sa façon. » a laissé entendre Raoul BAGOPHA au Grand Imam. Venu apprendre de son partenaire UFC comme il l’a signifié au cours des différentes rencontres, monsieur Afrique francophone de Misereor a pu apprendre la vision et l’engagement des conseillers moraux à toujours œuvrer pour une cohésion entre les différentes communautés vivant dans la région.

A la suite des conseillers moraux, BAGOPHA a rencontré les membres de l’équipe technique et du conseil d’administration. Ainsi l’équipe technique n’a manqué de réitérer ses remerciements à Misereor qui ne cesse de la soutenir dans sa mission de promotion d’une culture de paix et du développement.

Pour toucher du doigt la réalité, Raoul BAGOPHA s’est rendu dans le village de Débéré Talata (village de la commune de Dori) où il s’est entretenu avec les membres du Comité de veille, de prévention et de gestion des conflits et les membres du Groupement GASSI-NAFI (qui signifie « C’est bien et c’est bénéfique ») travaillant autour du bouli dudit village. C’est deux entités ont apprécié positivement l’accompagnement de l’UFC et de Misereor. Ainsi pour les femmes du groupement Gassi-Nafi, le bouli leurs procure des revenus importants qui leurs permettent de contribuer aux besoins de leurs familles.

C’est sur des notes de satisfaction et d’encouragement de l’UFC que le représentant Afrique francophone de Misereor a quitté Dori le 27 avril 2016 après sa première visite à Dori en 2014.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication/ UFC-Dori 

 

 

Un combattant pour le dialogue entre les religions s’en est allé !

M. CISSE Amadou, en bonnet blanc, à l'église avec le Grand Imam pour souhaiter bonne fête de Pâques 2016 aux catholiques

 

Jusqu’au 28 juin 2016, CISSE Amadou a été un combattant acharné au service du dialogue entre les religions. Rappelé à Dieu le mardi dernier, il a été un acteur important, aux côtés du Grand Imam Mahamoudou Y. CISSE, dans la promotion des valeurs tolérance, de dialogue et de compréhension mutuelle entre chrétiens et musulmans.

Le regretté vivait jusque-là entre Dori et Léo. Dans cette localité, il a travaillé à diffuser l’idéal de l’UFC-Dori pour une meilleure compréhension entre les religions.

A Dori, à chacun de ses séjours, il a participé de manière significative à nos activités organisées. Sa dernière activité dans ce sens, c’est d’avoir accompagné le grand Imam de Dori pour souhaiter la bonne fête de Pâques 2016 aux chrétiens de la cathédrale de Dori.

Monsieur CISSE Amadou a été un véritable artisan de la paix.

Grand homme, repose en paix !

Qu’Allah le Clément et Miséricordieux te reçoive dans son royaume céleste.

L’UFC-Dori ne t’oubliera jamais !

M. CISSE Amadou raccompagne Mgr Laurent DABIRE
venu assister à la prière de Tabaski 2014

 

L’Islam n’interdit pas à un musulman de rentrer dans une église

« L’Islam n’interdit pas à un musulman de rentrer dans une église» dixit le Grand Imam de Dori

A l’occasion de la fête de Pâques le 27 mars dernier, une délégation de la communauté musulmane de Dori s’est rendue à l’église cathédrale Sainte Anne de Dori. L’objectif de cette présence musulmane à la messe était pour le Grand Imam de Dori et sa délégation de souhaiter une bonne fête à la communauté catholique de Dori et de lui exprimer sa fraternité et sa solidarité.

Cette information a été publiée sur la page Facebook de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (Cf. lien page Facebook UFC en fin d’article). Ce poste a été vu par 47 642 personnes et suscité une trentaine de commentaires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le poste a reçu suscité des réactions positives par rapport à l’acte de la communauté musulmane, mais aussi des réactions condamnant l’acte du Grand Imam et de ses compagnons.

Pour y voir plus clair et apporter des éclaircissements sur les intentions de sa présence au milieu des catholiques, nous (ufc-dori.org) avons rencontré Mahamoudou Yaya CISSE, Grand Imam de Dori, chef de la délégation présente à l’église pour recueillir son avis. Lisez plutôt !


Ufc-dori.org : Grand Imam, le jour de Pâques, vous vous êtes rendus à l’église catholique de Dori, quel était l’objectif de votre présence en ce lieu ?

Mahamoudou Yaya CISSE : Nous nous sommes rendus à l’église le jour de Pâques, ce n’est pas pour prier à la place des catholiques, c’est pour exprimer notre humanité, notre fraternité et la solidarité qui existe entre nous chrétiens et musulmans.

Ufc-dori.org: Nous avons publié sur notre page Facebook et sur notre site internet, des photos de vous et de votre délégation à l’église, votre acte a reçu des réactions favorables chez certains. Cependant, cela a choqué d’autres personnes qui jugent que votre acte est anti-islam. Que leur répondez-vous ?

Mahamoudou Yaya CISSE : Tous les croyants, s’il ya la paix entre vous, et que chacun arrive à exercer sa foi, il n’y a aucun problème qu’on se rende visite. Malgré les différences religieuses, nous devons vivre en communauté, nous devons vivre en paix et nous devons être capables de nous côtoyer. S’il n’y pas de conflits entre nous, je ne vois pas en quoi il faut se résigner d’aller rendre visite à l’autre ou de lui témoigner sa solidarité ! Et Allah a voulu que nous puissions être solidaires des autres. Ma religion que je pratique, c’est Dieu qui en a voulu ainsi. Et en tant que créature de Dieu, il n’y a pas de raison que je ne partage pas avec l’autre sa joie ou sa peine. Par exemple, les chrétiens, lors de nos grandes prières de fêtes, se joignent à nous pour nous témoigner leur fraternité et solidarité. Ils nous assistent du début jusqu’à la fin la prière. A la fin de la prière, ils saluent leurs frères musulmans. Je pense que s’il n’y a pas une difficulté particulière entre nous, il n’y a pas de raison de ne pas se côtoyer. Avant tout, nous avons la ville de Dori en commun, et chrétiens et musulmans partageons les mêmes joies et peines. Pour ce faire, nous avons ce devoir de travailler ensemble au développement de notre communauté et à résoudre les éventuels conflits. Et nous en tant que premiers responsables, nous devons poser ces gestes là.

Ufc-dori.org : Est-ce que l’Islam interdit à un musulman de se rendre dans une église ?

Mahamoudou Yaya CISSE : Lorsqu’un musulman se rend dans une église, ce n’est pas pour aller prier à la chrétienne ou pour devenir des chrétiens. C’est pour témoigner sa fraternité aux chrétiens. C’est dire que dans la religion musulmane, il n’est pas interdit à un musulman de se rendre à l’église, surtout dans ce genre de circonstances que j’ai déjà souligné. C’est la même chose pour les chrétiens qui viennent nous soutenir lors des fêtes pendant la prière ! En sommes, nous sommes allés à l’église pour témoigner à notre frère l’évêque et sa communauté notre solidarité et notre amitié.

Ufc-dori.org : Quel message avez-vous à donner à l’endroit de ceux qui pensent qu’un musulman ne doit pas rentrer dans une église ?

Mahamoudou Yaya CISSE : Ce que j’ai comme information à donner aux autres fidèles musulmans, c’est que l’Islam prévoit que le musulman puisse partager avec les non musulmans. S’il y a paix et l’amour entre chrétiens et musulmans, nous devons nous fréquenter. Lorsqu’on dit que telle religion interdit son fidèle de ne pas côtoyer celui qui n’est pas du même bord religieux, c’est qu’il n’y a pas d’entente entre les gens, et qu’ils ne s’aiment pas. S’il n’existe ce minimum d’entente, c’est évident que lorsque vous vous rendriez chez celui qui est d’une autre religion que vous, ce sera la bagarre. Ce qu’il faut savoir c’est la religion ne divise pas, elle fédère, elle veut qu’il y ait la cohésion sociale, et ce au-delà de nos différences.
En outre, ce qu’il convient de dire ou de rappeler à certains des mes frères musulmans, c’est l’histoire de l’émigration à Abyssinie dans la période des persécutions des musulmans à Mecque. Il est dit que face à l’intensité des persécutions, le Prophète Mahomet, Paix et Salut soient sur Lui, avait ordonné aux musulmans d’émigrer en Abyssinie pour sauver leur religion des épreuves. Abyssinie était gouvernée par le Négus, qui était un chrétien. Ce dernier a accordé à hôtes musulmans une grande protection et hospitalité. Après la première vague partie en Abyssinie, le Prophète Mahomet, Paix et Salut soient sur Lui, très heureux de l’accueil que le Négus avait réservé aux siens, envoya une seconde vague plus importante au Négus pour qu’il assure leur protection. A un moment donné, des ennemis musulmans se sont rendus à Abyssinie pour demander au roi de livrer ces musulmans là, mais il refusa catégoriquement. Je pense que si le Prophète n’avait pas confiance à ce roi chrétien, il n’allait jamais demandé à ses disciples de chercher refuge chez lui. C’est pour dire que si l’on vit en symbiose avec quelqu’un qui n’est de la même religion que soi, ce n’est pas le fait qu’un musulman se rende dans une église ou l’inverse qui doit constituer un problème. C’est la paix et la cohésion avant tout, et nous avons le devoir dans nos pratiques religieuses de travailler à la préservation de la paix.

Consulter le lien : https://web.facebook.com/Union-Fraternelle-des-Croyants-UFC-295810080467917/?ref


Interview réalisée par Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication/ UFC-Dori

 

Symposium sur la sécurité à Kaya


Quelles stratégies pour lutter efficacement contre le terrorisme et l’extrémisme violent ? Pour répondre à cette problématique, l’ambassade des Etats-Unis au Burkina, en partenariat avec l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, a organisé un symposium sur la sécurité du 13 au 16 juin 2016 à Kaya. Ce symposium a réuni des acteurs de la société civile et des forces de défense et de sécurité (FDS).
Cette rencontre avait comme objectif, selon David YOUNG, représentant de l’ambassadeur des Etats-Unis, de renforcer la confiance et les liens de collaboration entre les civils et les forces de défense et de sécurité pour améliorer la sécurité. La rencontre de Kaya a permis aux participants d’approfondir la réflexion autour des facteurs de menace de la sécurité d’une part, mais aussi de dégager des solutions devant concourir au l’instauration d’un climat sécuritaire serein au Burkina. Entre autres menaces à la sécurité, l’incivisme, le grand banditisme, le terrorisme, la dégradation des relations entre civils et FDS et la chaine judiciaire, etc. Pour y faire, une des solutions proposées est le renforcement des relations entre les civils et les FDS, gage d’une collaboration et d’une confiance saines, efficaces pour mieux venir à bout de l’extrémisme violent dans le pays. Pour joindre l’utile à l’agréable, un plan d’action a été élaboré au cours du symposium de Kaya qui devra permettre à l’ambassade des Etats-Unis et ses partenaires de renforcer la paix au Burkina Faso.