La coopération civilo-militaire, gage d’une sécurité efficace et pérenne


Les caniveaux de la ville de Dori ont été pris d’assaut par les militaires et les civils le 8 octobre dernier. Cette initiative du 11ème Régiment d’infanterie commando (RIC) de Dori avait un double objectif, comme l’a indiqué le Commandant Evariste SOME, chef de corps. Il s’agissait, d’une part, pour les militaires de réaliser une action d’utilité publique à travers le curage des caniveaux de la ville. Et d’autre part, renforcer la collaboration entre forces de défense et de sécurité et civils en vue de garantir aux Burkinabè une meilleure sécurité.
L’initiative de cette unité de l’armée s’est faite en collaboration avec la mairie de Dori et l’Union Fraternelle des Croyants de Dori. Elle a été saluée par le représentant de la mairie qui a rappelé que les caniveaux avaient besoin de curage. Cette idée de fraternisation entre ces deux entités (armée et population civile) a connu la participation de leaders coutumiers et religieux.
Il convient de rappeler que les relations entre civils et militaires au Burkina n’ont pas toujours été amoureuses ces dernières années. Méfiance, réprimandes, défiance ont parfois animé leurs relations. Toutefois, au regard la situation sécuritaire sous-régionale et nationale de plus en plus marquée par le terrorisme et l’extrémisme violent, l’établissement d’une relation de confiance s’avère indispensable pour lutter efficacement contre ces fléaux. Pour mettre fin à ce désamour et ses conséquences néfastes, l’ambassade des Etats-Unis au Burkina, à travers l’Action civilo-militaire, a entrepris des actions de formation à l’endroit de l’armée burkinabè afin de faciliter ses rapports avec les civils.
Cette action citoyenne entreprise par l’armée est la première, mais pas la dernière, rassure le Commandant Evariste SOME. C’est pourquoi, il a souhaité que les civils continuent de les aider pour la sécurisation du territoire et tous les Burkinabè.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de communication / UFC

L'Evêque et le Grand imam distribuant le repas aux enfants

Partage de repas aux enfants en difficulté à Dori

Le dimanche dernier, l’Union Fraternelle des Croyants des de Dori a offert un repas de fraternité et de solidarité aux enfants en difficulté. Cette œuvre caritative a eu lieu à la grande mosquée de Dori au moment de la rupture du jeûne. Cela s’est passé en présence du Mgr Laurent DABIRE, évêque de Dori, et de M. Yaya CISSE, Grand Imam de Dori, tous deux conseillers moraux de l’Union, et de Benjamin SOW, Directeur régional des droits humains et de la promotion civique.

Cet acte de partage à l’endroit de personnes vulnérables s’inscrit dans le cadre du « Projet de réinsertion des enfants en situation de rue dans la commune de Dori au Sahel burkinabè » mis en œuvre par l’UFC avec le soutien financier de la conférence épiscopale italienne et du diocèse de Pinerolo en Italie. Cette œuvre, surtout en ce mois de Ramadan pour les musulmans, a été saluée à sa juste valeur par le Grand Imam.

Par la même occasion, Mgr Laurent DABIRE a livré son message de souhait de bonne fête de l’Aïd al-Fitr aux musulmans de Dori. Dans son message, Mgr Laurent DABIRE exprime sa solidarité et sa fraternité à la communauté musulmane à l’occasion de la fin du mois de Ramadan, mais aussi rappelle que « nous croyants devons toujours continuer sans relâche, à prier et à encourager nos enfants au respect des autres religions et de ceux qui les pratiquent. »

Ci-joint l’intégralité de ce message.

Visionnez l'élément réalisé par la RTB.

Démarrage des travaux de reconstruction du barrage de Touro, un nouveau souffle pour les populations

L’eau, c’est la vie, dit-on. Elle l’est encore plus dans les régions sahéliennes au regard de sa rareté. Pour répondre à ce problème hydrique auquel est régulièrement confrontée la population du Sahel, le diocèse de Dori, en partenariat avec la conférence épiscopale italienne, s’est engagé à la reconstruction du barrage de Touro, situé dans la commune de Gorom-Gorom. Le lancement des travaux a eu lieu le 05 octobre dernier dans ledit village au cours d’une cérémonie présidée par le Haut-commissaire de la province de l’Oudalan. Ainsi, le lancement des travaux ainsi que la pose symbolique de la première pierre de construction de ce jour marquent la fin de plusieurs années de rêve des populations de Touro de voir leur barrage réhabilité.
Le problème d’eau se pose avec acuité dans la région, a rappelé le Haut-commissaire de l’Oudalan. Et pour lui, « c’est la vie que l’évêque du diocèse de Dori et ses partenaires sont venus nous donné » à travers la réhabilitation de cette infrastructure qui aura une capacité estimée à 416 000 m3 d’eau. Il permettra ainsi aux populations d’abreuver leurs animaux, de mener des activités productrices de revenus telles que la maraicher-culture, mais aussi régénérer le couvert végétal. Et à Ibrahim Ag Attahir, maire de Gorom-Gorom d’ajouter que cette action du diocèse de Dori au profit de musulmans traduit la solidarité et la fraternité humaine qui doivent transcender les considérations liées aux frontières et à la religion.
Au cours de la cérémonie, Mgr Laurent DABIRE, évêque de Dori, a rendu hommage à conférence épiscopale italienne d’avoir accepté financer le projet à hauteur de 786 millions de FCFA. Aussi a-t-il rassuré les populations que « le geste d’aujourd’hui est la manifestation d’une sincère fraternité, d’un désir de travailler ensemble afin que notre localité, notre pays et notre Afrique se relèvent ». C’est pourquoi il les a exhortés à prendre leurs responsabilités pour une bonne gestion de l’infrastructure pour leur propre grand bonheur.
Le lancement étant fait, la Société Wendzingoudou International a jusqu’à fin mars pour la réalisation de l’ouvrage, soit un délai d’exécution de six (06) mois.

Quantin Privat BAYALA
Charge de communication / UFC-Dori

Un combattant pour le dialogue entre les religions s’en est allé !

M. CISSE Amadou, en bonnet blanc, à l'église avec le Grand Imam pour souhaiter bonne fête de Pâques 2016 aux catholiques

 

Jusqu’au 28 juin 2016, CISSE Amadou a été un combattant acharné au service du dialogue entre les religions. Rappelé à Dieu le mardi dernier, il a été un acteur important, aux côtés du Grand Imam Mahamoudou Y. CISSE, dans la promotion des valeurs tolérance, de dialogue et de compréhension mutuelle entre chrétiens et musulmans.

Le regretté vivait jusque-là entre Dori et Léo. Dans cette localité, il a travaillé à diffuser l’idéal de l’UFC-Dori pour une meilleure compréhension entre les religions.

A Dori, à chacun de ses séjours, il a participé de manière significative à nos activités organisées. Sa dernière activité dans ce sens, c’est d’avoir accompagné le grand Imam de Dori pour souhaiter la bonne fête de Pâques 2016 aux chrétiens de la cathédrale de Dori.

Monsieur CISSE Amadou a été un véritable artisan de la paix.

Grand homme, repose en paix !

Qu’Allah le Clément et Miséricordieux te reçoive dans son royaume céleste.

L’UFC-Dori ne t’oubliera jamais !

M. CISSE Amadou raccompagne Mgr Laurent DABIRE
venu assister à la prière de Tabaski 2014

 

Le Burkina Faso, un modèle de coexistence religieuse selon International Crisis Group

 

« Le Burkina Faso est un pays d’exception parmi les pays sahéliens en raison de sa grande diversité religieuse et de la tolérance ». Du moins, c’est que ressort du rapport de  International Crisis Group (ICG) sur le Burkina intitulé « Burkina Faso : préserver l’équilibre religieux ». Le contenu de ce rapport a été présenté par Cynthia OHAYON, principale rédactrice du rapport et le Rinaldo DEPAGNE, Directeur Afrique de l’ouest de International Crisis Group le 22 septembre dernier au cours d’une rencontre à l’hôtel Pacific à Ouagadougou.
Selon le rapport, bien que le Burkina n’ait jamais connu de conflit civil ou de tensions liées à l’appartenance religieuse, la coexistence religieuse connait un certain temps des tiraillements du fait de crispations et de frustrations auxquels il faudra trouver des solutions durables. C’est ainsi que des recommandations ont été faites à l’endroit des différents acteurs afin de faire barrage à la radicalisation et à l’extrémisme violent qui sévit dans la sous-région ouest-africaine.
Au cours de la rencontre, deux autres présentations ont été faites. L’une a été faite par François Paul RAMDE, Coordonnateur de l’UFC-Dori sur « La coexistence religieuse entre les communautés au Burkina, défis à relever pour pérenniser les acquis » et la seconde par Alilou ILBOUDO du Centre d’études, de recherche et de formation islamique (CERFI) sur le regard de musulman sur la laïcité au Burkina. De ces communications, il ressort que le Burkina bénéficie de plusieurs facteurs favorables à la coexistence pacifique entre les communautés. Toutefois, certains défis doivent être relevés pour garantir au pays une stabilité durable dans un contexte sous-régional secoué par des groupes extrémistes. Et selon lCG, «le Burkina Faso ne peut demeurer éternellement imperméable aux évolutions qui affectent ses voisins». C’est pourquoi les réflexions doivent se poursuivre sur la question religieuse qui reste jusque là « tabou » sur la scène publique et les recommandations du rapport prises en compte au niveau national.

Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication / UFC-Dori

 

Symposium sur la sécurité à Kaya


Quelles stratégies pour lutter efficacement contre le terrorisme et l’extrémisme violent ? Pour répondre à cette problématique, l’ambassade des Etats-Unis au Burkina, en partenariat avec l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, a organisé un symposium sur la sécurité du 13 au 16 juin 2016 à Kaya. Ce symposium a réuni des acteurs de la société civile et des forces de défense et de sécurité (FDS).
Cette rencontre avait comme objectif, selon David YOUNG, représentant de l’ambassadeur des Etats-Unis, de renforcer la confiance et les liens de collaboration entre les civils et les forces de défense et de sécurité pour améliorer la sécurité. La rencontre de Kaya a permis aux participants d’approfondir la réflexion autour des facteurs de menace de la sécurité d’une part, mais aussi de dégager des solutions devant concourir au l’instauration d’un climat sécuritaire serein au Burkina. Entre autres menaces à la sécurité, l’incivisme, le grand banditisme, le terrorisme, la dégradation des relations entre civils et FDS et la chaine judiciaire, etc. Pour y faire, une des solutions proposées est le renforcement des relations entre les civils et les FDS, gage d’une collaboration et d’une confiance saines, efficaces pour mieux venir à bout de l’extrémisme violent dans le pays. Pour joindre l’utile à l’agréable, un plan d’action a été élaboré au cours du symposium de Kaya qui devra permettre à l’ambassade des Etats-Unis et ses partenaires de renforcer la paix au Burkina Faso.

Cérémonie officielle d’ouverture de la formation en mécanique auto, couture et de l’école franco Arabe

C’est parti pour la formation des jeunes dans les filières mécanique auto, couture et de l’école franco arabe. Ces formations s’inscrivent dans le cadre du projet de réinsertion sociale des enfants en situation de rue dans la commune de Dori. La cérémonie de lancement est intervenue le 11 juillet 2016 dernier dans la salle polyvalente de Dudal Jam. Cette ouverture a connu la participation du grand Imam de Dori, du curé de la paroisse de Dori et des bénéficiaires de ces formations. Au nombre de cent, les bénéficiaires sont repartis dans les filières comme il suit:
-    39 pour la formation en mécanique auto ;
-    31 pour la formation en couture
-    30 pour l’école franco arabe
L’ouverture officielle a été faite par François Paul RAMDE, coordonnateur de l’UFC-Dori. Rendu possible grâce à l’appui financier de la conférence épiscopale Italienne et du diocèse de Pinerelo en Italie, le projet couvre les domaines de formation en mécanique auto, en couture, l’école franco arabe et l’appui à la prise en charge sanitaire et alimentaire des enfants en difficulté dans la commune de Dori. En somme, ce projet vise à promouvoir la réinsertion socioprofessionnelle des enfants en situation de rue dans la commune de Dori.

BICABA Estelle Désirée
Responsable du Département du Développement de la Promotion Humaine/ UFC-Dori

Séjour du responsable chargé du monde rural de MISEREOR à Dori


Du 19 au 21 mai dernier, l’UFC-Dori a reçu en visite à Dori Wilhelm THEES. Cette visite du responsable en charge du développement rural de Misereor a eu pour objectif d’échanger avec mes membres de l’UFC autour des actions l’UFC au profit des communautés locales.

Ainsi, au cours de sa mission THEES a rendu une visite de courtoisie aux deux conseillers moraux de l’UFC, à savoir le Grand Imam et l’Evêque de Dori à qui il a présenté l’objet de sa mission à Dori. Il s’est également rendu à Loutougou, village situé à une cinquantaine de kilomètres de Dori, où il a visité la banque de céréale du Groupement « Jam Naati ». Cette banque céréalière a été construite en 2004 avec l’appui technique et financier de l’UFC. Les échanges avec les membres du groupement ont permis à THEES de connaitre les conditions de vie de ces populations. Et pour les membres de « Jam Naati », constitué d’hommes et de femmes, la banque de céréale est véritablement bénéfique pour leur village, inaccessible surtout en période hivernale.

En outre, Wilhelm  THEES s’est entretenu avec l’équipe technique de l’Union dirigée par François Paul RAMDE. Ces échanges ont essentiellement porté sur l’approche d’accompagnement de l’UFC et les effets des actions en faveur des populations locales.

Dori, la communauté musulmane célèbrent la fin du Ramadan

Le 6 juillet dernier, les musulmans de Dori ont célébré l’Aïd al-Fitr, fête consacrant la fin du mois de Ramadan. Au programme de cette journée, grande prière commune  et réjouissances familiales.  En effet, pour les musulmans l’Aïd al-Fitr est l’occasion de célébrer la fin du jeûne, mais également de remercier Allah pour l’aide et les bénédictions qu’il leur a données.

Comme il est de coutume à Dori, des autorités de la région, dont Mgr Laurent DADIRE et des membres de la communauté catholique, ont assisté les musulmans au cours de la prière. Ce fut un moment pour l’évêque de Dori de féliciter le Grand Imam et musulmans pour leurs efforts durant le mois de Ramadan et de leur adresser ses vœux de bonne fête. Aussi a-t-il réaffirmé sa solidarité à la communauté musulmane.