Mgr Pier Giorgio Debernardi reçu par le Grand Imam de Dori

L’ancien Evêque du diocèse de Pineloro en Italie, Mgr Pier Giorgio Debernardi a séjourné à Dori durant quelques mois en début d’année 2018. Au cours de son séjour, il a rendu une visite d’amitié au Grand Imam de Dori le 07 février 2018.

N’étant pas à son premier séjour à Dori, Mgr Giorgio a bien voulu par cette visite manifester son amitié au Grand Imam et sa collaboration avec les musulmans de Dori. Ainsi pour lui, en tant que responsables religieux, ils doivent parler la même langue : la langue de la paix. Cette paix qui doit être continument rechercher à travers de petits gestes. Cette visite d’amitié a été salué à sa juste valeur par le Grand Imam qui n’a pas caché sa joie de revoir son frère dans la foi. Et pour son hôte, « Dans un monde divisé, nous Hommes de religions nous devons rechercher l’unité et la réconciliation ». Ayant ensemble priez pour la paix dans le monde, Mgr Giorgio a souhaité que « nos religions soient toujours éducatrices pour un monde nouveau, un monde très uni pour porter la paix que tout le monde désire à travers l’éducation des cœurs, des relations fondées sur la justice. »

Quantin BAYALA
Chargé de communication

Nécrologie : Léocadie FOUSSENI s’en est allée

C’est dans la plus grande tristesse que nous avons appris le décès de notre collègue Madame Léocadie FOUSSENI/NASSOURI le jeudi 29 juin dernier. Précédemment Secrétaire de Direction au sein de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, cette annonce a profondément touché plus d’un au sein de l’organisation. Ainsi pour témoigner sa compassion à la famille de la défunte et son attachement à cette dernière qui aura passé une grande partie de vie professionnelle à l’UFC, une délégation de l’Union a fait le déplacement à Ouagadougou pour lui rendre un dernier hommage et l’accompagner au cimetière de Gounghin le 30 juin où elle demeure désormais.

Entrée à l’UFC le 1er février 1999, Léocadie FOUSSENI/NASSOURI a travaillé durant 18 années dans l’organisation en qualité de Secrétaire de direction, laquelle fonction qu’elle a assumé avec dévouement et abnégation. Rappelée à Dieu à l’âge de 48 ans, elle laisse derrière elle, deux enfants.
Que le Tout Puissant et Miséricordieux, dans son infini Amour, lui accorde une place dans son royaume éternel. Amen

Nuit de l’Unité et de la Paix : tribune de brassage interreligieux

Le 28 avril dernier, la chorale Saint Dominique Savio de Bourkina à Koudougou a organisé la 4ème édition de la nuit de l’unité et de la paix. Ce grand rendez-vous interreligieux dont l’objectif est de célébrer la diversité confessionnelle a connu la participation des chorales chrétiennes, musulmanes et traditionnelles. Patronnée par Mgr Joachim OUEDRAOGO, Evêque du diocèse de Koudougou et parrainée par l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, représentée par ses deux conseillers moraux, l’Evêque de Dori et le Grand Imam de Dori. Cette édition a été placée sous le thème « L’unité dans la diversité religieuse ».

A travers chants et danses, les mélomanes de Koudougou, unis au Théâtre Populaire de Koudougou, ont célébré la diversité religieuse. Convaincu que l’unité dans la diversité est possible, Mgr Joachim OUEDRAOGO a rappelé le croyant doit faire du dialogue interreligieux son sacerdoce.

En prélude à cette soirée, une conférence publique sur le thème : « Unité dans la diversité religieuse au Burkina » a été animée au cours de la journée par l’Abbé Arcadius SAWADOGO, Vicaire Général du diocèse de Dori. Dans son exposé, il a rappelé que le Burkina Faso dispose de facteurs favorables à l’unité parmi lesquels la participation aux cultes des autres, la fraternité, l’exemple de l’Union Fraternelle des Croyants. A côté de ces exemples d’unité existent cependant des facteurs de menace qu’il convient de travailler à minimiser. Ainsi pour édifier l’unité dans la diversité, le conférencier propose une bonne compréhension de la « communauté » par tous comme conscience de partage d’intérêts communs avec les autres, la culture de l’interdépendance dans la pluralité des identités, le respect de la différence.

Cette pluralité et cette diversité ont en effet été célébrées et magnifiées au cours de la Nuit de l’Unité et de la Paix à travers chants et danses. Et pour les parrains, Mgr Laurent DABIRE et le Grand Imam de Dori, chacun doit être un messager de l’Unité et de la paix dans son milieu de vie.

 

Ramadan 2017

Fin du Ramadan : célébration de l’Aïd el-Fitr à Dori

A l’instar des autres musulmans du Burkina Faso, la communauté musulmane de Dori a célébré la fête de l’Aïd el-Fitr ce dimanche 25 juin 2017. La grande prière, dirigée par l’Imam Mahamoudou Yaya CISSE, a eu lieu à la grande mosquée de Dori en présence d’une délégation de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori. Après la prière, une délégation de la communauté catholique dirigée par Mgr Laurent DABIRE s’est rendue à la grande mosquée pour manifester sa proximité et sa fraternité à l’endroit des musulmans.

Marquant la fin du mois béni de Ramadan, l’Aïd el-Fitr est un jour de fête pour les musulmans. Journée de fraternité, d’aumône, de pardon et de réconciliation, l’Aïd el-Fitr est une date importante pour les musulmans qui observent à cet effet un certain nombre de rituels parmi lesquels la pratique du takbîr (louanges, glorification d’Allah), le don de la Zakât al-Fitr (aumône de fin de Ramadan), faire la prière de l’Aïd, etc. Et comme l’a rappelé Mahamoudou Yaya CISSE, Imam de la grande mosquée de Dori, cette journée doit être une journée de joie pour tout le monde, c’est à ce titre chaque musulman ayant des moyens a cette obligation de venir en aide aux plus démunis afin qu’eux aussi puissent être en fête.

Dans l’après midi de cette journée, une délégation de la communauté catholique conduite par Mgr Laurent DABIRE, Evêque du diocèse de Dori s’est rendue à la grande mosquée où elle a été reçue par le Grand Imam. L’objet de cette visite de Mgr DABIRE, devenue une tradition pour ces deux communautés religieuses, était de présenter ses vœux de bonne fête au Grand Imam et à l’ensemble de la communauté musulmane et lui témoigner sa solidarité et sa fraternité à l’occasion de cet heureux événement. S’adressant à l’Imam, Mgr Laurent DABIRE a formulé que « ce mois que vous avez vécu dans la prière, le partage et la fraternité, nous souhaitons que les fruits et les bénédictions puissent descendre sur toutes les familles, musulmans comme chrétiens, à toutes ces personnes qui vivent ici afin que règnent la paix, la concorde et la fraternité. Ce matin à la messe, nous avons prié pour que Dieu exauce toutes les prières qui ont été faites pour que règnent la paix et la solidarité.»

Quantin Privat BAYALA
Chargé de communication/ UFC-Dori

Noel à Dori, les musulmans à l’église

Les catholiques de Dori, à l’instar des autres du monde ont célébré la naissance du Christ Sauveur le 25 décembre dernier. A cette occasion, les fidèles catholiques de l’église cathédrale Sainte Anne de Dori ont vécu la présence à leur côté d’une délégation de la communauté musulmane de Dori. L’objet de cette présence du Grand Imam, Mamoudou CISSE et des membres de sa communauté est de témoigner leur proximité et leur fraternité avec la communauté chrétienne en fête.

Ainsi, au cours de la messe, le Grand Imam a été invité à livrer son message à l’assemblée en prière. Dans son message, Mamoudou CISSE a rappelé que la diversité de religions est une richesse voulue par Dieu le créateur et qui doit être manifestée à travers les rencontres et le dialogue entre les hommes de ces religions. Enfin, il a invité tous les croyants de continuer à prier pour que règne la paix dans les cœurs, au Burkina et dans le monde. « Nous continuerons de prier pour que a paix règne dans les cœurs, dans les familles, dans les communautés, sur notre terre pour que chacun puisse regarder l’autre comme un frère, une sœur » a ajouté Mgr Laurent DABIRE, Evêque de Dori.

La présence d’une délégation musulmane à l’église est devenue une tradition à Dori. En effet, à l’occasion des différentes fêtes, chrétiennes ou musulmanes, les deux communautés se rendent mutuellement visite pour se témoigner amitié et fraternité. Cette pratique constitue, dans un monde marqué à certains de ses endroits par des tensions inter ou intra religieuses, pour le Burkina une richesse qu’il y a lieu de travailler à renforcer afin de garantir à tous les Burkinabè une paix et un développement durables.

Babou BAYALA

Chargé de communication

Mgr Laurent DABIRE

Message du Répondant Juridique de l’UFC Monseigneur Laurent BIRFUORE DABIRE aux musulmans pour le mois de Ramadan

 

Les musulmans du Burkina Faso, à l’instar des autres musulmans du monde, viennent d’entamer le mois de Ramadan. A cette occasion, le Répondant juridique de l’UFC, Monseigneur Laurent DABIRE,  Evêque de Dori adresse dans un message ses vœux de saint et fructueux temps de carême  à la communauté musulmane.

Chers frères et sœurs musulmans de la Région du Sahel et du Burkina Faso,

En ce début du mois de Ramadan, c’est pour moi un réel plaisir, au nom des Catholiques du Diocèse de Dori et en mon nom propre, de vous formuler nos meilleurs vœux d’un saint et fructueux temps du Ramadan.

Ce temps de jeûne, de prière et de partage avec les pauvres ouvre aux croyants musulmans une saison favorable pour se rapprocher davantage de Dieu, source de tout bien, et partant, être plus solidaires avec tout homme, surtout ceux que la Providence vous donne de côtoyer chaque jour.

L’Eglise Famille de Dieu qui est à Dori, en communion avec toute l’Eglise Universelle, manifeste sa proximité à tous les musulmans du Sahel, du Burkina Faso et d’ailleurs dans leurs efforts d’élever notre monde vers Dieu le Miséricordieux par leurs prières soutenues, par un jeûne exemplaire et par une générosité renouvelée en faveur des plus déshérités.

Les chrétiens accompagnent votre Ramadan dans leurs supplications confiantes à Dieu pour qu’il retourne en abondantes bénédictions et grâces tous vos actes de piété sur notre Région, notre Pays et toutes les contrées éprouvées par le terrorisme.

Notre vœu le plus cher à votre endroit, chers frères et sœurs musulmans, c’est que la pratique de la religion nous rassemble dans l’amitié et la fraternité afin que nous puissions affronter ensemble les défis de cohésion, de développement, de justice et de paix qui se dressent sur notre chemin de l’épanouissement de notre pays.

Que Dieu le Tout Puissant et Miséricordieux vous bénisse !
Bon mois de Ramadan !

Dori, le 29 mai 2017

 

+ Laurent BIRFUORE DABIRE
                                                                           Evêque de Dori

 

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Symposium sur la sécurité : renforcer la coopération civilo-militaire pour mieux faire aux défis sécuritaires

Le Burkina Faso traverse une période d’insécurité grandissante, surtout dans sa partie. Ainsi, pour rechercher des réponses adéquates afin d’aider à faire face au phénomène d’extrémisme violent, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, en collaboration avec l’ambassade des Etats-Unis ont organisé un symposium sur la sécurité du 4 au 6 décembre 2017 à Ouahigouya. L’objectif essentiel de cette rencontre ayant réuni une cinquantaine d’acteurs civils et des forces de défense et de sécurité (FDS) était de mobiliser les acteurs de la société civile de la zone du Sahel à participer activement à l’avènement d’une plus grande confiance entre les communautés locales et les FDS et aussi participer à la mobilisation de ces communautés locales à mieux participer pour une plus grande sécurité au Nord du pays.

Bien longtemps au Burkina, les relations entre FDS et populations civiles n’ont pas toujours été chaleureuses du fait de plusieurs facteurs. Cependant, au regard du nouveau contexte marqué par le terrorisme et de l’extrémisme violent, la coopération civilo-militaire s’avère impérieuse, a souligné l’une des communicatrices, l’Honorable Député Marie Laurence ILBOUDO/MARCHAL, membre de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale. Et au Colonel Gilles BATIONO, Commandant de la 1ère région militaire, d’ajouter que « la victoire contre toutes les formes de menaces à la sécurité, ne peut s’obtenir que par une approche intégrée impliquant tout un chacun car c’est au sein des populations que s’organisent les actes d’insécurité et elles ont vraisemblablement les moyens de les prévenir, de les détecter et de contribuer à leur réduction ».

Conscients de la nécessité de renforcer cette approche de coopération civilo-militaire et de la vulgariser, les participants au symposium de Ouahigouya ont formulé des propositions à cet effet. Entre autres propositions, l’amélioration de la gouvernance (raquette, corruption), l’amélioration de la réactivité (promptitude) des FDS dans ses interventions préventives ou offensives, la mise en place de cadres de concertation permanents entre FDS et populations civiles, le renforcement de la protection des témoins, l’organisation d’actions conjointes entre civils et FDS, etc. De même, des engagements individuels et collectifs ont été pris pour réduire le phénomène à travers la vulgarisation des numéros verts de sécurité et du système « See something, say something » (Voir quelque chose, dire quelque chose), créer un cadre dialogue entre parlementaires, FDS et OSC, le renforcement du dialogue inter et intra religieux, etc.

A la clôture de ces 72 heures de réflexion sur la sécurité, l’ambassadeur des Etats-Unis, SEM Andew YOUNG a félicité l’ensemble des participants pour les engagements pris pour vaincre les forces du mal qui sévissent dans la partie nord du pays. Dans la lutte contre cette guerre asymétrique, la solution militaire à elle seule s’avère inefficace d’où la nécessité de renforcer la résilience communautaire au phénomène à travers l’établissement d’un climat de confiance entre tous les acteurs, c’est-à-dire entre tous les Burkinabè car chaque citoyen, à quelque niveau qu’il soit peut et doit jouer son rôle dans l’amélioration d’une coexistence pacifique.

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Quantin Privat BAYALA
Chargé de Communication / UFC-Dori

Célébration de la résurrection du Christ à Dori : un moment de fraternité entre chrétiens et musulmans

Le 16 mars dernier, les fidèles chrétiens du monde ont célébré la résurrection de Jésus Christ. Le peuple de Dieu à Dori n’est pas resté en reste. En effet, les catholiques de la paroisse cathédrale Sainte Anne de Dori ont célébré dans  la joie et l’allégresse la plus importante fête chrétienne au cours d’une messe, présidée Mgr Laurent DABIRE, Evêque du diocèse de Dori. Cette joie, une délégation de la communauté musulmane s’est rendue à l’église pour la partager avec les catholiques en signe de fraternité et de cohabitation pacifique.

Après quarante jours de pénitence, d’abstinence et de partage, les catholiques célèbrent Pâques, marquant la résurrection de Jésus Christ, origine et fondement de la foi chrétienne. Moment de joie et de partage, Mgr Laurent DABIRE a rappelé les fidèles à leur devoir d’union.

Pour témoigner sa solidarité avec la communauté catholique en fête, une délégation de musulmans conduite par Mahamoudou Yaya CISSE, Grand Imam de Dori, était présente à cette célébration pour présenter ses vœux de bonne fête. L’occasion lui étant offerte de s’adresser aux fidèles catholiques, le Grand Imam a rappelé qu’à l’image de fête de Ramadan qui consacre trente jours de jeûne et de partage pour les musulmans, la fête de Pâques est une grande occasion pour rendre gloire à Dieu, de festoyer et de se donner la paix. «A vous tous ici présents, je vous souhaite bonne fête de Pâques. Je souhaite que la paix vous anime, que la paix règne dans nos cœurs, que la paix soit dans nos familles.» a souhaité le Grand Imam à ses frères catholiques.

Il convient de rappeler cette présence de la communauté musulmane à l’église n’est pas première car, à toutes les grandes occasions, elle a toujours été présente. C’est à ce titre Mgr Laurent DABIRE a remercié le Grand Imam et toute la délégation de leur disponibilité à venir partager la joie avec les catholiques de Dori, chaque fois que l’occasion se présente. Ainsi, il a souhaité que le vécu quotidien fraternel qui existe à Dori entre chrétiens et musulmans puissent faire tache d’huile dans toute la région du Sahel afin d’éradiquer certains clivages de nature à compromettre le vivre ensemble.

 

Quantin Privat BAYALA
Chargé de communication / UFC-Dori

Le Commandant de la première région militaire, rend une visite de courtoisie à l’UFC-DORI et leaders religieux engagés dans la promotion de la tolérance et paix.

Le mardi 12 septembre 2017 a été une date particulière pour UFC-DORI et les acteurs engagés pour la paix au Sahel. En effet, le Colonel Gilles BATIONO, nouvellement nommé à la tête de la première région militaire de Kaya, dans le cadre de sa prise de contact avec ses hommes a souhaité aussi échangé avec les leaders religieux et l’UFC-DORI qui est engagée dans le domaine de l’amélioration de la coopération civilo-militaire au Sahel.
Cette visite chargée de convivialité a connu la participation des responsables religieux des communautés catholique, protestante et musulmane de Dori.

Au cours de ces échanges, une brève présentation sur la thématique « paix et sécurité » a été faite sur le travail de l’UFC-DORI.
Le Colonel Gilles BATIONO a remercié l’UFC-Dori pour ses efforts de construction de la paix et aussi pour ses actions spécifiques en matière d’amélioration de la coopération civilo-militaire.

Monseigneur Laurent DABIRE, ainsi que le grand Imam Mahmoud CISSE et le pasteur Mahamadi OUERDRAOGO ont tour à tour remercié le commandant de la première région pour cette marque d’attention faite à l’endroit de l’UFC-DORI et surtout ont prié le Tout Puissant afin qu’Il fructifie les différents efforts menés par les forces de défense et de sécurité dans le cadre de la protection des populations.

FP RAMDE
Coordonnateur de l’UFC-DORI