La coopération civilo-militaire, une approche pour réussir la lutte contre l’insécurité dans le Sahel

Présiduim de la cérémonie d'ouverture (De g. à d. le Maire de Dori, le SG de région et SEM l'Ambassadeur des USA

Les 9 et 10 mars dernier, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori a organisé à Dori un symposium sur la sécurité. Ce symposium a réuni Forces de défense et de sécurité (FDS) et des acteurs civils autour de la coopération civilo-militaire, comme solution à la lutte contre le terrorisme auquel est confrontée la région du Sahel. Ainsi, au cours de ces quarante huit heures, des solutions ont été dégagées et une feuille de route formulée pour améliorer la coopération entre FDS et populations civiles dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence effective SEM l’Ambassadeur des Etats-Unis pour témoigner son soutien aux Sahéliens éprouvés.

La région du Sahel du Burkina traverse des moments difficiles du fait du terrorisme, créant ainsi une situation de psychose généralisée au sein des populations. En effet, en l’espace de six (6) mois, une dizaine d’attaques terroristes ont été perpétrées contre des FDS et des civils avec plusieurs pertes en vie humaines. Face à cette situation dans laquelle le développement en mis en péril, il est urgent de trouver des réponses efficaces, a martelé Vincent SAVADOGO, Secrétaire général de la région du Sahel, au cours de la cérémonie d’ouverture. « C’est pourquoi dans cette lutte contre le terrorisme, il est indispensable de créer un climat de confiance et de collaboration entre les communautés civiles et les forces de défense et de sécurité» a-t-il ajouté. C’est ainsi que l’Ambassadeur des Etats-Unis au Burkina, Andrew YOUNG, a appelé chacun des acteurs présents à doubler d’ardeur dans la lutte « Aussi petit que vous pensez être, votre engagement est crucial pour votre communauté ». Il convient de rappeler que la région du Sahel du Burkina est mise au rouge par certaines chancelleries occidentales, c’est-à-dire zone infréquentable par leurs ressortissants. Malgré ce fait, Andrew YOUNG s’est rendu dans la capitale de la région pour témoigner le soutien et l’amitié du peuple américain aux populations du Sahel.

A l’issue de la cérémonie d’ouverture, des communications sur le rôle à jouer par les organisations de la société civile dans la promotion de la coexistence pacifique d’une part, et d’autre part le système d’alerte « See something, say something » (Voir quelque chose, dire quelque chose) » ont été présentées. Il faut dire que le système est en phase d’expérimentation au Burkina avec l’appui de l’Action civilo-militaire des Etats-Unis. Des travaux de groupe ont également été organisés autour du comment les populations peuvent contribuer à l’amélioration de la sécurité et de la contribution des OSC dans l’opérationnalisation de cellules « See something, say something ».
L’ancienne Ministre en charge des droits humains, Julie Prudence NIGNA/SOMDA, communicatrice à ce symposium et tous les autres acteurs sont conscients des défis à relever à tous les niveaux pour assurer la sécurité des populations. C’est pourquoi, une feuille de route pour améliorer la coopération civilo-militaire a été produite par les participants à ce symposium.

Feuille de route pour l’amélioration de la coopération en FDS et civils

1. Améliorer l’accueil (téléphonique et physique) dans les services des FDS

2. Encourager la sensibilisation à la vulgarisation des numéros verts (10 10 ; 16 ; 17 ; 80 00 11 45)

3. Former les leaders religieux en matière de lutte contre l’extrémisme violent

4. Sensibiliser/Eduquer les populations pour créer un réflexe de transmission de l’information

5. Renforcer les actions civilo-militaires

6.Œuvrer au renforcement de la protection des sources.

 

 

Quantin Privat BAYALA
Chargé de communication/ UFC-Dori

Feuille de route pour l’amélioration de la coopération en FDS et civils

1. Améliorer l’accueil (téléphonique et physique) dans les services des FDS

2. Encourager la sensibilisation à la vulgarisation des numéros verts (10 10 ; 16 ; 17 ; 80 00 11 45)

3. Former les leaders religieux en matière de lutte contre l’extrémisme violent

4. Sensibiliser/Eduquer les populations pour créer un réflexe de transmission de l’information

5. Renforcer les actions civilo-militaires

6.Œuvrer au renforcement de la protection des sources.