A Dori, le 07 février 2025, le Centre pour la Paix Dudal Jam a accueilli un cadre de concertation des acteurs transfrontaliers pour le compte du projet « Maîtrise inclusive et participative des terres et de l’eau pour la paix », en abrégé Jam’Borders. Cette rencontre, la dernière d’une série de quatre, vise à diagnostiquer les problématiques majeures en lien avec la coopération transfrontalière dans les communes bénéficiaires du projet.
La principale communication, assurée par le Secrétariat Permanent de la commission Nationale des Frontières, a porté sur les défis de la coopération transfrontalière. Les discussions ont mis en lumière les multiples enjeux de la coopération transfrontalière, notamment en matière de sécurité, de gestion des ressources naturelles, de transhumance et d’accès aux services sociaux de base. Madame Salimata DABAL, Secrétaire Permanent de la Commission Nationale des Frontières, a souligné que la gestion des frontières ne peut se faire sans une coopération étroite entre les communautés riveraines. « Aujourd’hui plus que jamais la question de la coopération transfrontalière est au cœur de la gestion des frontières. Nous partageons des frontières avec des pays voisins et il va de soi que de part et d’autre de la frontière que les acteurs puissent s’assoir échanger pour améliorer le vivre ensemble de nos populations aux frontières », a-t-elle déclaré.
Le Coordonnateur de l’Union Fraternelle des Croyants de Dori, François Paul RAMDE a insisté sur l’importance de ces rencontres, qui permettent aux acteurs locaux de discuter directement des problèmes pressants. « Sans ce cadre de concertation, certaines préoccupations urgentes n’auraient peut-être jamais été abordées », a-t-il ajouté.
Le Gouverneur de la région du Sahel, Abdoul Karim ZONGO, intervenant à son tour, a appelé à dépasser les frontières administratives. Il a exhorté les services techniques déconcentrés de l’État à privilégier une approche inclusive, mettant en avant l’unité des populations au-delà des frontières administratives. « Dans ce que vous êtes amené à faire comme travail, accompagner les populations qui sont au niveau des frontières sans dire qu’un tel est ‘’Burkinabé’’, un tel est ‘’Malien’’, un tel est ‘’Nigérien’’ », a-t-il plaidé.
Face aux défis sécuritaires et socioéconomiques qui pèsent sur les populations transfrontalières, ce cadre de concertation a permis de dégager des pistes de solution et de formuler des recommandations pour une meilleure gestion des ressources et une coopération renforcée entre les acteurs locaux et les autorités.
Pour rappel, le projet Jam’Borders, financé par le Ministère des Affaires Étrangères d’Allemagne, à travers la Fondation PATRIP et la KfW, vise à promouvoir une gouvernance inclusive des terres et de l’eau, dans une perspective de paix et de cohésion sociale. Au sortir de cette série de cadre concertations, les acteurs espèrent que les discussions amorcées se traduiront en actions concrètes pour améliorer les conditions de vie des communautés transfrontalières.
Diallo Y. Abdoulaye
Chargé de Communication projet






