Le 11 juillet 2026, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori), en partenariat avec l’ONG Help dans le cadre du projet PADEP « paix et développement pour les populations déplacées internes et les hôtes vulnérables » avec l’appui financier de la BMZ, a organisé une journée des communautés au centre Dudal-Jam de Dori. Placée sous le thème « Promotion d’une culture de paix par la gestion préventive des conflits et la promotion de la cohésion intercommunautaire dans la commune de Dori », cette journée a rassemblée autorités administrative, coutumières, religieuses, partenaires, représentants des différents groupes socioculturels vivants dans la commune de Dori, représentants des personnes déplacées internes ainsi que les organisations de la société civile autour d’un idéal commun : faire du dialogue, de la solidarité, de la diversité culturelle, de la connaissance et du respect mutuel les piliers d’un vivre-ensemble durable.
Dans le but de contribuer à la création d’interactions positives, de promouvoir l’interculturalité, le brassage entre différents groupes sociaux et à la consolidation du vivre-ensemble et de la cohésion sociale dans le Liptako, l’Union Fraternelle des Croyants, en collaboration avec l’ONG Help a organisé une journée des communautés. Cette journée a débuté comme à l’accoutumée par un thé-débat autour du thème « Promotion d’une culture de paix par la gestion préventive des conflits et la promotion de la cohésion intercommunautaire dans la commune de Dori ». En effet, ce thé-débat animé par le camarade émir du Yagha, Boureima LY, et le camarade directeur régional des Droits humains de la promotion de la citoyenneté et de la paix, Ali MAIGA, a été un moment fort d’échange, de partage d’expérience sur les valeurs de la paix et sur la gestion des conflits par les mécanismes endogènes. Dans son intervention, le camarade Emir du Yagha a mis en avant des mécanismes endogènes de prévention et de règlement de conflits. Pour lui, les pratiques traditionnelles comme la médiation coutumière, le dialogue, le pardon et la parenté à plaisanterie restent des moyens efficaces de maintenir la paix et de renforcer les liens entre les communautés.
À la cérémonie d’ouverture officielle, le camarade haut-commissaire, Yaya KONE, représentant le camarade gouverneur de la région du Liptako et du Soum, a salué l’initiative de l’UFC-Dori en faveur de la cohésion sociale, de la tolérance et du vivre-ensemble dans la région du Liptako. « La richesse du Liptako ne se mesure pas uniquement à ses ressources naturelles ou à son potentiel économique, elle réside avant tout dans la diversité de ses peuples, dans la complémentarité de leurs traditions et dans les valeurs qu'ils ont su préserver au fil des générations », a-t-il déclaré
En qualité de représentant du consortium du projet PADEP, le camarade coordonnateur de programme à l’ONG Help, Issaka KABORE, a salué le leadership de l’UFC-Dori dans la promotion du dialogue communautaire et a encouragé la poursuite de telles initiatives dans toute la région du Liptako. Dans son discours, il a déclaré que la paix n’est pas un héritage, mais c’est une responsabilité que nous devons transmettre. Pour lui, cette pensée nous interpelle sur notre devoir collectif de préserver notre vivre-ensemble et de léguer aux générations futures un patrimoine de stabilité, de confiance et de solidarité. « Lorsque les communautés dialoguent entre elles, elles désarment les malentendus avant qu’ils ne deviennent des conflits », a-t-il souligné.
Les échanges avec les participants ont permis de mettre en lumière plusieurs bonnes pratiques locales de solidarité et de coexistence pacifiques.
Au-delà des échanges, quinze (15) communautés résidant dans la commune de Dori, notamment les Peulhs, les Kouroumbas, les Sonrais, les Gourmantchés, les Kal-Tamatcheks, les Bissas, les Sans, ainsi que des ressortissants maliens, nigériens, togolais, béninois et nigérians, ont eu l'opportunité de présenter leurs spécificités à travers un défilé, des prestations culturelles illustrées par des danses traditionnelles, ainsi qu'une foire mettant en avant leur savoir-faire, leurs mets locaux et leurs traditions culinaires, tels que le Gapal des Peulhs, le donon des Sonrais, le chitoumou des Bobos, le porc au four des Gourounsis, les arachides des Bissas, le tôt à base de haricot des Yadssés, et le kilichi des nigériens.
Un repas fraternel, constitué de mets traditionnels, a été gracieusement proposé à l'ensemble des personnes présentes lors de cette journée.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet PADEP mis en œuvre par l’UFC-Dori et ses partenaires Help avec l’appui financier de la BMZ.
Fatimata TRAORE, Chargée de Communication






