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Du 18 au 20 octobre 2023, L’Union Fraternelle des Croyants de Dori dans le cadre de son Programme de Développement Rural Intégré(PDRI) avec l’accompagnement de son partenaire financier MISEREOR a organisé une session de formation sur la production de la fumure organique et du substrat bio.
Afin de renforcer les compétences des producteurs qu’elle accompagne, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori a formé 35 animateurs relais de la zone de concentration du programme sur les techniques de production, de conservation et d’utilisation de la fumure organique et du substrat bio.
Au cours de ces trois jours de formations, deux formateurs ont successivement échangé avec ces animateurs. Le premier communicateur, monsieur NACOULMA Ybrasma agent de la Direction de l’Agriculture a porté sa communication sur la préparation de substrat à base de terreau pour la production bio en hors sol. « Pour avoir du substrat bio, il faut réunir plusieurs matériaux tels que le composte bien décomposé, la terre sablonneux-limoneuse, le coupeau ou sciure de bois, la balle de mil ou de sorgho. Tous ces éléments réunis nous permettrons de produire un substrat bio », nous laisse entendre M. NACOULMA Ybrasma
Place fut donné les jours suivants à monsieur DICKO Mamoudou deuxième communicateur venu de Bani pour partager son expérience avec ses paires sur la technique de préparation de la fumure organique. Pour avoir de la fumure organique, le communicateur affirme qu’il faut réunir les éléments comme le fan du petit mil, de la paille, de deux barriques d’eau et à défaut du composte+ utiliser les feuilles de neem et de la cendre. « La fumure organique est un engrain naturel qui en plus de fertiliser nos sols, nous permet de manger sain afin de rester en bonne santé », ajoute le formateur.
Tous comme les autre participants, Ousmane DIALLO affirme avoir des notions sur les éléments constitutifs de la préparation du substrat et de la fumure organique. « Nous allons au retour dans nos différentes zones respectives partager ces connaissances avec les autres producteurs » dit-il.
Dans le cadre de son programme triennal (PDRI) 2021-2024, l’UFC-Dori a inscrit la valorisation des terres et des points d’eau et la protection de l’environnement comme un des axes prioritaires de son programme. Ainsi, les productrices et producteurs, toutes croyances confondues, auront leurs compétences renforcées pour mieux valoriser l’eau et les terres afin d’accroitre leurs revenus tout en s’investissant à rendre leurs sites de production en des « poumons verts » au sein de leurs villages.
Fatimata TRAORE,
Chargée de Communication
Du 03 au 04 octobre 2023, l’Union Fraternelle des croyants de Dori en partenariat avec le Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales dans la mise en œuvre du projet Benkadi a organisé une formation sur les outils et techniques de plaidoyer, leadership, réseautage et coaching dans la région du Sahel. 22 membres des Organisations de la société civile (OSC) de Gorom-Gorom et de Dori ont pris part à cette session dans l’optique de renforcer leurs capacités opérationnelles dans la mise œuvre de leurs activités en lien avec le changement climatique sur le terrain.
Afin de rendre les OSC opérationnelles pour une meilleure prise en compte des effets du changement climatique dans les politiques et programmes, durant 48h le formateur SOMA Mandi, Directeur provincial de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques du Yagha a renforcé les capacités de ces membres des OSC sur le plaidoyer, le leadership, le réseautage et le coaching en matière de changement climatique. Au menu des échanges, il a été question de définir les notions de plaidoyer, de leadership et de coaching, suivi entre autre de la description des caractéristiques d’un bon leader, des différents types de coaching. « Nous avons au cours des deux jours, fait des exercices pratiques sur comment élaborer un plaidoyer en lien avec les effets du changement climatique » formule le formateur.
Au vu des modules développés, selon les participants, la session de formation, a été très bénéfiques pour eux, car leurs compétences en matière de plaidoyer ont été renforcés.
En rappel, le projet Benkadi, signifie en langue Bambara « travailler ensemble dans la même direction ». Soutenu techniquement et financièrement par le Royaume des Pays-Bas et l’organisation Néerlandaise Woord en Daad, ce projet intervient dans 4 pays de l’Afrique de l’Ouest, Bénin Côte d’Ivoire, Mali et le Burkina Faso. Il est mis en œuvre dans 7 régions du Burkina Faso à savoir le Sahel, le Centre Nord, le Nord, le Centre-Est, le Plateau Central, les Cascades et le Centre Ouest. L’objectif stratégique du projet Benkadi au Burkina Faso est que « les communautés vulnérables, en particulier les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap, réalisent leur droit au développement et sont résilientes aux effets du changement climatique ».
Fatimata TRAORE,
Chargée de Communication
Le 28 septembre 2023, au centre Dudal Jam de Dori, un panel réunissant des leaders religieux et communautaires a eu lieu, pour discuter du rôle essentiel que jouent les leaders dans la promotion de la culture de la paix et dans l'éducation des jeunes à la tolérance et aux valeurs du vivre ensemble.
Cette session d’échanges organisée par l’UFC-Dori et CellRad, s’est tenue dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Prévenir la radicalisation et l’extrémisme violent par l’amélioration de la résilience des communautés locales dans les régions du Sahel et du Nord » en abrégé, PREVENIR.
Sous le thème "Rôle et responsabilités des leaders religieux et communautaires dans la promotion de la culture de la paix et à l'éducation des jeunes à la tolérance et aux valeurs du vivre ensemble", ce panel a été le lieu d'échanges profonds et d'engagements constructifs.
En effet, ce panel fait son ouverture avec le discours du gouverneur de la région du Sahel, président de la séance, pour qui : « aucune de nos religions n’est par essence violente, toutes les religions prescrivent le bien et condamnent le mal ». A la suite le gouverneur, se sont succédé les panelistes que sont l’Emir du Yagha, LY Boureima, le grand Imam de Dori, Mamoudou CISSE et l’Abbé Jean Pierre SAWADOGO, curé de la paroisse de Dori.
L'Emir du Yagha, un leader communautaire respecté, a ouvert les discussions en mettant en avant l'importance cruciale de l'éducation des jeunes. Il a souligné que la cellule familiale est le premier milieu de socialisation et d'éducation des enfants, suivi du quartier et du village. L'Emir a mis en lumière le rôle déterminant de ces différents environnements dans la formation de la personnalité des jeunes. Il a insisté sur la responsabilité des parents, des dirigeants communautaires et religieux dans l'éducation des jeunes à la tolérance, au respect mutuel et à l'acceptation de la différence. Il a également souligné l'importance d'avoir des modèles pour les enfants à tous les niveaux de leur éducation.
Au cours de son intervention, le Grand Imam de Dori, l'une des voix les plus respectées dans la région, a quant à lui souligné l'importance du respect mutuel. Il a affirmé que cette valeur est non seulement fondamentale pour la cohésion sociale, mais aussi enracinée dans les enseignements de l'islam. Le Grand Imam a rappelé que l'égalité entre les hommes est une notion chère à l'islam en ce sens qu’elle repose sur la foi et les bonnes actions plutôt que sur des distinctions sociales ou économiques. Il a également relevé que le véritable honneur réside dans la piété et un comportement exemplaire au sein de la communauté.
L'Abbé Pierre SAWADOGO, un leader chrétien respecté, a également pris la parole lors du panel. Il soulève une question cruciale concernant la réalité de l'action des jeunes dans la société actuelle. Il a rappelé que ce sont souvent les jeunes, nos propres enfants, frères et sœurs, qui se trouvent embrigadés dans des conflits armés et qui s'en prennent à leurs proches. À partir de ce constat, il a encouragé les participants à se remettre en question quant à leurs responsabilités dans le devenir de ces jeunes. Il a mis en avant l'importance de l'éducation des jeunes et des enfants, qui ne doit se limiter qu’aux seules salles de classe, mais qui doit aussi s’étendre nécessairement au contrôle des activités sur internet et les réseaux sociaux. Il a averti que ces plateformes peuvent exposer les jeunes à des idéologies dangereuses et extrémistes qui les éloignent des valeurs de tolérance et de paix. L'Abbé a exhorté les parents, les éducateurs et les dirigeants religieux à être plus impliqués dans la vie numérique des jeunes et à les guider vers des contenus positifs et éducatifs.
En conclusion, le panel du 28 septembre 2023 au centre Dudal Jam de Dori a mis en lumière l'importance cruciale des dirigeants religieux et communautaires dans la promotion de la culture de la paix et l'éducation des jeunes à la tolérance et aux valeurs du vivre ensemble. On retient particulièrement des différentes interventions le respect mutuel, l'inclusion, l'éducation et la vigilance en ligne sont des éléments clés pour prévenir la radicalisation des jeunes et favoriser un avenir harmonieux. Ce dialogue constructif entre les dirigeants de différentes confessions a laissé entretenir un avenir où la compréhension mutuelle et la paix prévaudront, renforçant ainsi le tissu social de la région.
En rappel, cette session d’échange est la dernière d’une série de cinq (05) pour ce qui est de la région du Sahel dans le cadre de la mise en œuvre du projet PREVENIR. Il faut souligner que le projet également mis en œuvre dans la région du Nord organisera les deux dernières sessions restantes pour le compte de la région. Financé par le Fonds mondial pour l’engagement communautaire et la résilience (GCERF), le projet PREVENIR porté en lead par l’UFC-Dori a pour vocation de contribuer à stimuler des pratiques favorables à la construction du bon vivre-ensemble ensemble.
Quantin Privat Bayala
Communicateur
Chargé de communication UFC Dori
Avec l’appui Financier de MISEREOR et KZE à travers la poursuite de son « programme de développement rural intégré (PDRI) », l’Union Fraternelle des croyants de Dori a tenu le 25 juillet 2023 à Dori un atelier de concertation avec leaders religieux et communautaires "Voix Modérées" engagés dans la promotion de la paix et la sécurité.
« Rôle de la religion sur l’éducation des enfants dans la recherche de la cohésion sociale et du vivre-ensemble », c’est autour de ce thème que les panélistes leaders à voix modérées ont échangé avec une quarantaine de leaders religieux, éducateurs et communautaires de la région du Sahel. A l’issu de ce panel, ces panélistes ont tenu à décrire la situation sécuritaire avec son corolaire de violence, sans oublié de rappeler le rôle de chaque leader dans le cadre de la recherche de la paix.
Pour eux, chaque leader doit être un modèle, un exemple pour son enfant et tous les autres enfants dans le cadre d’une éducation à la paix pour un renforcement de la cohésion sociale. « Que ce soit la communauté catholique, évangélique et musulmane, aucune communauté n’incite à la violence mais plutôt à une éducation à la non-violence et à nos valeurs religieuses », nous laisses entendre, le grand imam de Dori Mamoudou CISSE, l’un des panélistes
La jeunesse est le maillon faible de tout conflit social et mérite d’être préserver de tous conflits et pour cela, elle doit être éduquer à la solidarité, aux respects des valeurs et aux manifestations sportives, culturelles et religieuses. « Prenons donc le temps pour être avec nos enfants et leur apprendre notre vraie foi, transmettre nos valeurs spirituelles, inculquer des croyances et leur faire connaître et aimer Dieu » ajoute l’Abbé Jean Pierre SAWADOGO, panéliste.
Au sortir de cet atelier les leaders religieux et communautaires ont produit une motion sur le rôle de la religion dans l’éducation des jeunes à travers le processus de recherche de la paix.
Fatimata TRAORE, Chargée de Communication
L’union Fraternelle des croyants de Dori en collaboration avec le SPONG a organisé du 20 au 21 juillet 2023 à Dori, une formation au profit de 15 agents des services déconcentrés de l’Etat et du secteur privé, sur la Contribution Déterminée National (CDN), la Mesure Rapportage Vérification (MRV), le Programme National d’adaptation au Changement Climatique (PNA) et les opportunités de financement des projets climat.
Afin de mieux impliquer et d’outiller les acteurs étatiques et privés de la région du Sahel sur le système MRV et les politiques climatiques, UFC-Dori, partenaire de mise en œuvre du projet Benkadi au Sahel a formé 15 acteurs étatiques et privés les 20 et 21 juillet 2023 à Dori.
Au cours des deux jours, monsieur Sié POODA, communicateur de ladite formation a axé ses échanges sur quatre thématiques en lien avec le changement climatique à savoir le Plan National d’adaptation aux Changements Climatiques, la contribution globale des actions d'atténuation de la CDN au Burkina Faso, le système MRV et la finance climat.
A l’issu de cela, il a d’abord déroulé des informations sur le PNA, dans lesquelles se trouvaient la vision du PNA en 2050 qui est comme suite « le Burkina Faso gère plus efficacement son développement économique et social grâce à la mise en œuvre de mécanismes de planification et de mesures prenant en compte la résilience et l’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2050 ». Et à cela, s’en est suivi les objectifs du PNA qui sont entre autres protéger les piliers de la croissance accélérée ; assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable ; protéger les personnes et les biens contre les évènements climatiques extrêmes et les catastrophes naturelles.
Le communicateur a ensuite mis l’accent sur la CND tout en faisant ressortir les ambitions du Burkina Faso sur la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre à l’horizon 2030-2050.
Il s’est focalisé par la suite sur les notions et concepts du système MRV qui est un système qui vient également limiter les lacunes actuelles au niveau de la collecte et du partage d’informations sur les émissions de GES, les engagements d’atténuation aux effets du Changements Climatiques ; la finance climat sans oublié le fond vert climat. « Malgré les conditions naturelles défavorables que connait le Burkina Faso, des solutions existent pour permettre d’évoluer vers un développement durable », a-t-il ajouté
Au sortir de la formation, les participants se disent satisfaits des modules dispensés durant ces deux jours. Tout comme les autres participants Souleymane Diabaté affirme avoir eu plusieurs informations sur les augmentations des émissions des Gaz à Effets de Serre au Burkina Faso. « Je pense que chaque acteur doit poser des actions d’adaptations pour atténuer les effets du changement climatique », nous laisse entendre Souleymane Diabaté représentant de la direction de l’INERA.
En rappel, afin d’aider le Burkina Faso à améliorer la résilience climatique de manière à atténuer les effets du changement climatique sur les communautés vulnérables, le SPONG et les organisations de la société civile membres du consortium Benkadi de quatre pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Mali) ont initié le programme « Benkadi » qui signifie en langue bambara « travailler ensemble dans la même direction » approuvé en octobre 2020 et lancé en mai 2021.
L’objectif stratégique du projet Benkadi au Burkina Faso est que « les communautés vulnérables, en particulier les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap, réalisent leur droit au développement et sont résilientes aux effets du changement climatique ».
Fatimata TRAORE, Chargée de communication
