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Le mardi 05 avril 2022, l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) a procédé au lancement officiel de son projet « Maitrise inclusive et participative des terres et de l’eau pour la paix - Jam’borders ». Ce lancement a eu lieu au cours d’une cérémonie présidée par Bruce Emmanuel SAWADOGO, Représentant le Ministre en charge de l’administration territoriale.
D’un coût global de 1 250 156 EURO soit 820 048 579 de francs CFA, le projet « Maitrise inclusive et participative des terres et de l’eau pour la paix » est financé par le Ministère des Affaires Etrangères d’Allemagne à travers la Fondation PATRIP et la KfW. Le lancement du projet est intervenu le 5 avril dernier à Ouagadougou sous le patronage du Ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité représenté par Bruce Emmanuel SAWADOGO, Directeur Général des libertés publiques et des affaires politiques. Pour lui ce projet arrive à point nommé, car intervenant dans l’une des zones les plus touchées par l’insécurité au Burkina Faso. « Le manque de cohésion sociale et la mauvaise gestion des ressources partagées sont en partie à l’origine des conflits au Sahel » a-t-il ajouté.
Pour Andréas Michael PFAFFERNOSCHKE, Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, le Burkina Faso est depuis plusieurs années un partenaire fiable et la cohésion sociale et la stabilité économique lui tiennent à cœur. « Dans cette région du Sahel, particulièrement dans la ville de Dori, on a des partenaires très fiables comme l’Union Fraternelle des Croyants de Dori (UFC-Dori) qui font un bon travail pour améliorer la cohésion sociale. Ce projet qui sera mis en œuvre par l’UFC-Dori va contribuer à améliorer la cohésion sociale et à promouvoir la gestion participative et inclusive de l’eau et des terres dans cette région qui est en proie à l’insécurité » a-t-il confié.
Avec pour objectif global de promouvoir la stabilité économique, politique et sociale et la résilience des communautés vivant dans les régions fragiles, notamment le long des frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina et de favoriser la résolution locale des conflits et la prévention de l’extrémisme violent, ce projet a, selon François Paul RAMDE, Coordonnateur de l’Union Fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori), comme objectifs spécifiques de contribuer à accroitre la capacité des ressources existantes avec la réalisation de boulis pastoraux et maraichers, ensuite promouvoir les mécanismes endogènes pour réduire les conflits communautaires à travers des activités impliquant les comités locaux de paix.
Le projet Jam’Borders a pour zone d’intervention les communes de Dori, Seytenga, Falangountou, Gorom-Gorom, Markoye et Djibo qui sont toutes des villes d'une région frontalière du Burkina Faso d’où l’appellation Jam’Borders (Jam signifiant Paix en fulfulde et borders en anglais signifiant frontières, soit Paix aux Frontières). D’une durée de trente-six (36) mois, ce projet profitera à 19 200 bénéficiaires directs et 93 450 bénéficiaires indirect issus des communautés des zones d’intervention.
Yourou Abdoulaye DIALLO, Chargé de communication Projet Jam’Borders
Le samedi 19 mars 2022, le projet de Promotion du Dialogue interreligieux et du Vivre-Ensemble (Pro_DIVE) a organisé une causerie éducative avec les élèves du collège évangélique « Daar Allah » de Dori, sous le thème « rôle et place des jeunes dans la reconstruction du vivre-ensemble ».
Initiée par le projet Pro_DIVE, cette activité qui s’adresse au monde scolaire et estudiantin a pour but d’accroitre la sensibilisation sur les thématiques du vivre-ensemble. Cette activité qui a réuni plusieurs participants a été animée par Mr BAYALA Quantin, chargé de communication à l’UFC-Dori. Avant le début de sa communication, il a tenu à décrire la situation sécuritaire au Burkina Faso et plus particulièrement dans la région du Sahel, qui pour lui est délétère et demande la participation de tous pour sa restauration.
Après avoir définit les concepts à savoir entre autres le vivre-ensemble, la paix, la cohésion sociale, le communicateur a exhorté les participants à jouer pleinement leur rôle dans la reconstruction du vivre-ensemble pour une paix durable. « Les jeunes doivent avoir un certains nombres de prérequis, qui sont entre autres la formation, la culture du vivre-ensemble et l’information sur les valeurs et coutumes de la société. En plus les jeunes doivent défendre sans différence d’ethnie, de culture, de religion afin de jouer pleinement leur rôle dans la reconstruction du vivre-ensemble tant entendu », a-t-il ajouté.
Au sortir de ce thé débat, les participants ont affirmé être mieux outillés sur les notions et concepts des valeurs de la paix. Les élèves se sont engagés en plus de promouvoir les valeurs du vivre-ensemble en société, à être des vecteurs et de porteurs d’initiative en matière de paix dans la région du Sahel.
Financé par le Royaume des Pays-Bas, le projet Pro_DIVE est un projet mis en œuvre par le consortium UFC-Dori, CDC Ouahigouya et ADCV Fada. Le projet couvre trois régions du Burkina Faso que sont le Sahel, le Nord et l’Est pour une durée de deux ans.
Fatimata TRAORE, assistante en communication
Le Projet promotion du Dialogue interreligieux (Pro_DIVE) a organisé le 12 Mars 2022, une séance de causerie éducative avec les élèves de Sudu Andal de Dori. Cette séance de causerie a réuni une soixantaine d’élève en vue de les sensibiliser sur les thématiques du Dialogue interreligieux et du vivre-ensemble.
C’est autour du thème « Mécanisme endogène de gestion de conflit : la parenté/alliance à plaisanterie, source de prévention et résolution de conflits » que cette causerie éducative s’est articulée. Animée par Mr BARRY Bouraima, ce fut une occasion d’échanges et de partages avec les jeunes filles pensionnaires du collège Sudu Andal. En effet, après avoir fait l’historique de la parenté à plaisanterie, le communicateur a tenu à définir la parenté et l’alliance à plaisanterie qui sont pour lui une pratique sociale qui s’exerce entre les individus, les groupes, les communautés pour promouvoir la fraternité, la solidarité et la convivialité. Cette pratique en plus d’avoir des limites, est un outil de réconciliation et de pacification qui favorise la cohésion et la stabilité des communautés. « La Parenté/alliance à plaisanterie créé la fraternité, l’amitié, la convivialité et la cohésion. Mais également réduit les risques de conflits intercommunautaires », a-t-il ajouté.
Ainsi, pour le chargé du suivi-évaluation du projet Mr DICKO Abdoul, cette initiative permettra de sensibiliser ces jeunes élèves sur les questions du dialogues inter-religieux et du vivre ensemble au sein des communautés. A l’instar de KOITA Rabiatou et de GANAME Hesma élèves en classe de 5ème, les pensionnaires du collèges Suudu Andal ont étés ravies de prendre part à cette activité. « Nous avons parlé de l’importance de la parenté/alliance à plaisanterie dans la société, et nous savons par exemple que cette parenté/alliance qui existe entre peulh et bobo aide à minimiser des risques de conflits entre ces communautés » disent-elles.
Le projet PRO_DIVE est un projet porté par le consortium dont le chef de file est UFC-Dori et les membres sont CDC de Ouahigouya et ADCV de Fada. Il couvre trois (03) régions du Burkina Faso que sont le Sahel, le Nord et l’Est. Son objectif global est de contribuer à renforcer la stabilité du Burkina Faso par la promotion du dialogue interreligieux, interculturel et le vivre-ensemble harmonieux au Burkina Faso et particulièrement dans les régions du Sahel, du Nord et de L’Est. D’une durée de deux ans, Pro_DIVE est financé par le Royaume des Pays-Bas.
Fatimata TRAORE, assistante en communication
